Alia est née en 2015, d’une mère française (moi!) et d’un père algérien.
Un beau bébé, plus de 3,6kilos! Mais avec une petite malformation qui pose de gros problèmes. A la maternité, ce qui ne se voyait pas aux échographies est maintenant bien visible, juste là, en bas de son dos : une fossette montre que la moelle épinière d’Alia est mal formée. On ne peut pas être sûrs qu’elle marchera un jour, ni qu’elle pourra avoir des enfants. Heureusement, Alia est née à Lyon, et je prends rapidement rendez-vous avec un neurochirurgien spécialisé en pédiatrie, à Bron.
Alia est opérée, les espoirs sont bons. Elle a six mois. Il faudra néanmoins être rigoureux dans les check-ups à faire à l’hôpital de Bron, c’est très important.
Le père d’Alia et moi sommes séparés, depuis la grossesse déjà. Nous n’étions pas mariés, la séparation s’est donc faite rapidement. D’ailleurs, tout semblait fonctionner dans notre « famille » atypique. Alia vivait dans mon appartement de l’ouest lyonnais. Son père venait régulièrement la voir, à mon domicile.
Lorsqu’Alia a eu un an, j’ai voulu reprendre le travail. Je trouve un emploi, une nounou, et son père et moi envisageons de passer devant le juge aux affaires familiales. Nous voulons mettre au clair la répartition des droits de garde notamment.
Nous sommes d’accord sur tout. Nous préparons une requête conjointe : j’aurai l’hébergement toute la semaine, et son père un weekend sur deux, plus la moitié des vacances scolaires. Nous ajoutons même le vendredi soir, avant le weekend du père, pour qu’Alia puisse en profiter tranquillement, avec un retour chez la nounou le lundi midi. Des week-ends de 3 jours et 3 nuits donc.
Mais un jour, le père change d’avis. Lors d’une visite, il m’explique que finalement, il demande la garde partagée et il exige que je lui paie une pension alimentaire, en plus. Mon refus est catégorique. Son père et moi sommes séparés parce qu’il a une famille cachée, avec d’autres enfants entassés dans une chambre de HLM. Je refuse que ma fille vive la moitié de l’année dans un coin d’une chambre déjà trop petite pour les 2 autres enfants.
Devant mon refus, il s’en prend à moi, sous les yeux de notre fille. Je le chasse de chez moi et porte plainte.
Et ça, pour lui, ça n’est pas acceptable. Il estime que j’aurais dû voir qu’il s’était emporté, que je n’aurais pas dû porter plainte. Il me promet que je vais le payer.
Nous sommes alors en juin 2016, six mois avant l’enlèvement.
Alia a un an.
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Article initialement posté le 23.06.2021

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